"Mon Logement, Ma Vie" - Ghislaine, 74 ans

« Mon Logement, Ma Vie » – Ghislaine, 74 ans

Dans "Mon Logement, Ma Vie", les seniors ont la parole ! Dans ce troisième épisode de la seconde saison, nous partons dans le département du Nord pour rejoindre Ghislaine. Elle a 74 ans. Elle vit avec son époux dans leur maison située à Quiévrechain.

Bienvenue dans cette deuxième saison de « Mon logement, ma vie », le podcast qui redonne la parole aux seniors. Un programme à écouter sur Independanceroyale.com, disponible également sur l’ensemble des plateformes de diffusion de podcasts. Au cours de cette deuxième saison, nous poursuivons notre tour de France, à votre rencontre, pour prendre de vos nouvelles. L’occasion d’en savoir un peu plus sur votre environnement, comment vous vivez depuis chez vous cette période vraiment pas comme les autres. Pour ce nouvel épisode, nous nous rendons dans les Hauts-de-France, dans le département du Nord pour être plus précis. Nous allons y rejoindre Ghislaine. Elle a 74 ans. Elle vit avec son époux dans leur maison située à Quiévrechain.

Journaliste : Bonjour Ghislaine. Merci de répondre à mes questions et de nous faire partager un peu de votre vie pendant cette période. Dites-moi, cela ressemble à quoi une journée type pour vous ?

Ghislaine : Pour moi, c’est simple. Il y a beaucoup de gens qui viennent à la maison pour s’occuper de mon mari. Il y a l’orthophoniste et le kiné. Moi, je sors tous les jours le matin avec le chien.

Journaliste : Vous faites des balades ?

Ghislaine : Voilà. Je ne rencontre personne, parce que je sors de bonne heure le matin. Puis l’après-midi, on bricole. Souvent, on va à la gym le mardi et le vendredi après-midi.

Journaliste : Vous faites quoi comme exercice ?

Ghislaine : … On fait des petits jeux. C’est pour les seniors. Ce n’est pas de la gym dure.

Journaliste : ça vous fait du bien ?

Ghislaine : ça dépend. On voit du monde.

Journaliste : Ghislaine, l’été est maintenant derrière nous. On est en automne maintenant. Qu’est-ce que vous avez fait cet été ? Vous avez pu partir en vacances ? Comment ça s’est passé pour vous ?

Ghislaine : J’avais mon gamin … Ils avaient une maison. Donc, on l’a gardée. Celle-ci se trouve à Merlimont Plage. On est partis avec eux. On s’est promené sur la plage. Mon garçon joue aux boules. On est allé le voir jouer.

Journaliste : A 74 ans, vous êtes considérée comme une personne à risque par les autorités sanitaires. Est-ce que cela vous inquiète ?

Ghislaine : Je prends des précautions. Je ne m’inquiète pas. Quand mon fils vient, on ne s’embrasse pas. On fait comme les jeunes. On donne un coup de poing. Il venait nous voir si tout allait bien. Puis, il repart. C’est ce qui s’est passé pendant le confinement.

Journaliste : Les chiffres nous font dire que le virus circule à nouveau activement. Est-ce que vous avez des craintes ? Est-ce que vous craignez, par exemple, un nouveau reconfinement ?

Ghislaine : Bah, s’il faut le refaire, on est bien obligés de le refaire. Quand on était confinés, je sortais avec le chien. Je faisais mes courses une fois par semaine. Mon garçon venait avec moi pour me décharger.

Journaliste : Et maintenant ?

Ghislaine : Quand j’ai beaucoup de courses à faire, comme il ne vient que le samedi, on va faire les courses samedi. Puis, pour les petites commissions, le Match n’est pas loin. Je vais chez Match.

Journaliste : Et vous y allez à pied ?

Ghislaine : A pied ou à vélo. J’ai un vélo.

Journaliste : Sinon, tout le monde va bien dans votre entourage ? Pas d’inquiétude dans la famille, par exemple ?

Ghislaine : Non, tout le monde va bien. Dimanche, j’ai vu mes enfants. Ils sont venus. Ils sont en bonne santé.

Journaliste : Depuis que le coronavirus est en France, est-ce que cela a changé quelque part vos habitudes ? Est-ce qu’il y a des choses que vous faisiez avant que vous ne faites plus maintenant ?

Ghislaine : Non. On allait plus souvent à Merlimont. Maintenant, on y va moins. On se téléphone avec nos amis.

Journaliste : Et au contraire, est-ce qu’il y a des choses que vous ne faisiez pas avant et que vous faites davantage maintenant parce qu’il y a eu le confinement ?

Ghislaine : Pas spécialement. Je m’occupe de mon jardin et de mes fleurs comme d’habitude.

Journaliste : est-ce que vous avez des craintes pour l’avenir ? Je parle de votre avenir ou de celui de vos enfants, des répercussions de la pandémie d’un point de vue économique, par exemple.

Ghislaine : Surtout pour les jeunes. Pour nous, c’est vrai que c’est dur. Mais, on s’inquiète surtout pour les jeunes.

Journaliste : On le rappelle, vous avez 74 ans. Quand je vous entends, et dans la voix en bonne santé, vous êtes indépendante dans votre logement. Pourquoi c’est important d’être indépendant chez soi ?

Ghislaine : Je préfère être chez moi qu’en maison de retraite.

Journaliste : Pourquoi ?

Ghislaine : J’y étais déjà plusieurs fois. Je préfèrerais rester chez moi. Je ferai tout ce qu’il faut pour rester chez moi. Il y a mon mari avec sa maladie de Parkinson et l’Alzheimer. On va se débrouiller avec.

Journaliste : Il y a des personnes qui viennent vous aider.

Ghislaine : Non. Pour l’instant, il sait encore se débrouiller. Je l’aide. C’est tout.

Journaliste : Donc, vous l’aidez beaucoup. Ce n’est pas trop fatiguant pour vous ?

Ghislaine : ça va. Puis, il m’aide aussi. Parfois, il épluche les légumes. Il fait la vaisselle.

Journaliste : Quand vous êtes dans votre maison et que vous avez un moment pour vous occuper toute seule, vous faites quoi ?

Ghislaine : Je fais de la couture. Ou alors, je tricote. Puis, cela dépend de ce que j’ai envie de faire.

Journaliste : Qu’est-ce que vous allez faire pour les fêtes de fin d’année ? Vous le savez déjà ou pas ?

Ghislaine : Non, pas encore. Ça ne me dit rien cette année les fêtes de Noël et tout ça. Il y a déjà beaucoup de magasins qui font des vitrines de Noël, mais ça ne me tente pas. Je ne sais pas.

Journaliste : Pourquoi ? C’est la morosité ambiante qui ne vous donne pas envie ?

Ghislaine : Oui, puis on n’a pas de petits-enfants à Noël. C’est un jour comme un autre. L’année passée, le gamin est venu. Mais cette année, il ne va pas venir. Il va dans l’autre famille. C’est normal.

Journaliste : Oui. On alterne. Ghislaine, est-ce que dans votre maison, il y a une pièce dans laquelle vous aimez particulièrement être ?

Ghislaine : Le salon où il y a la télé.

Journaliste : Vous regardez quoi à la télé ?

Ghislaine : ça dépend de ce qu’il y a à la télé. J’aime bien les reportages, les jeux…

Journaliste : Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite Ghislaine ?

Ghislaine : Une bonne santé à tous : à moi et à mon mari. C’est le principal. L’argent aide, mais quand on n’a pas la santé, c’est autre chose.

Journaliste : Eh bien, je vous la souhaite à vous et à votre mari. Je vous remercie de votre gentillesse, de votre accueil.

Ghislaine : Merci. Bon courage.

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Témoignages recueillis par Jean-Baptiste Vennin