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"Mon Logement, Ma Vie" - Marie Claire, 82 ans

"Mon Logement, Ma Vie" - Marie Claire, 82 ans

« Mon logement, Ma vie », c’est la saison 4. Bienvenue à tous. Confinement, déconfinement… Depuis l’arrivée de la Covid en France, nous allons à la rencontre des seniors pour prendre de leurs nouvelles. C’est un podcast à écouter sur independanceroyale.com, disponible également sur l’ensemble des plateformes de diffusion de podcast. Pour ce premier épisode de la saison 4, nous allons retrouver Marie Claire, 82 ans, veuve, mère de 2 enfants et grand-mère de 4 petits-enfants. Elle habite dans le Vaucluse à Cavaillon.

Journaliste : Bonjour Marie Claire et merci de répondre à mes questions. Comment ça se passe pour vous pour l’instant cette année 2021 ?

Marie Claire : C’est vraiment très passable, c’est-à-dire qu’on se sent un peu seule. J’ai des enfants qui sont très gentils mais ils habitent loin. Mes petits-enfants, c’est pareil. J’ai un appartement qui est pratique. Sur la route principale, je vois les voitures passées… c’est tout !

Journaliste : Au moment où on enregistre cet entretien ensemble, on est à la veille d’une prise de parole du premier ministre avec peut-être l’annonce de la fin de la restriction des 10 km pour sortir autour de chez soi à partir du 3 mai. Vous y croyez ? Vous en pensez quoi ?

Marie Claire : Non, je ne crois plus en grand-chose parce que s’ils avancent d’un pas, ils reculent de deux pas. Je vous dirais même que je ne me suis pas fait vacciner.

Journaliste : On va en parler tout à l’heure. Vous pensez qu’il faut lever le couvre-feu ici ou pas ?

Marie Claire : Il faut quand même ouvrir les commerces. Oter le couvre-feu et que tout le monde soit raisonnable et c’est tout. Il y en a qui ne sont pas raisonnables. Ils ne font pas de prévention. Ils se moquent du masque et tout. Et ce sont ceux qui prennent des initiatives de bien se protéger qui paient. Voilà.

Journaliste : Et la réouverture peut être mi-mai des commerces non-essentiels : les terrasses, les bars, les restaurants, les lieux culturels, vous aimeriez ?

Marie Claire : Ah oui, il faudrait. Autrement tout le monde va mourir, on est en prison. Je suis retraitée. Je vivote. Mais ceux qui sont actifs là, les pauvres jeunes, ce sont eux que je plains je ne sais même pas quel avenir auront mes petits-enfants.

Journaliste : Et vous, comment est-ce que vous l’avez vécu ce troisième confinement par rapport aux deux précédents ?

Marie Claire : Pareil. Je ne sortais pas beaucoup. Je fais un peu mes commissions. J’ai des amies mais il y en a qui ont peur, d’autres qui ont moins peur. Alors on se retrouve tout seul. Heureusement qu’il y a la télévision. La télévision n’est pas terrible du tout en plus. Je m’occupe de petites choses chez moi, et c’est tout !

Journaliste : Vous avez donc 82, vous me disiez. Vous êtes évidemment considérée comme une personne à risque d’un point de vue sanitaire en tout cas et vous me disiez que vous ne vous faites pas vacciner, pour quelle raison ?

Marie Claire : Non, je ne me suis pas fait vacciner dès le départ. Je ne sais pas, vous savez, j’ai eu pas mal d’opérations. J’ai une hanche. J’ai un genou. J’ai 14 vis à la colonne vertébrale. Vous voyez… Et puis, je me suis dit, qu’est-ce que tu veux avoir encore ? Un microbe en plus, il faut qu’il se batte si j’ai la maladie. Après il a fallu un deuxième vaccin, j’ai attendu. Puis maintenant il faut peut-être en faire trois ou alors un seul et puis il y a des risques. Alors, je préfère rester comme ça. On verra bien, si vraiment il faut que je me fasse vacciner pour aller dans un pays comme l’Espagne ou l’Italie, quand je voudrais aller voir mes cousins, je me ferai vacciner à ce moment-là. Et peut-être qu’à ce moment-là, il y aura une autre loi qui dira que même quand on est vacciné il faudra quand même faire par un laboratoire un reçu comme quoi on n’est pas contagieux. Je n’ai pas envie, c’est tout !

Journaliste : C’est parfaitement votre droit. Sinon dans votre famille, tout le monde va bien ? Personne n’a été malade ?

Marie Claire : Non, tout le monde va bien.

Journaliste : Comment est-ce que vous continuez d’échanger justement avec vos proches ? Est-ce que vous continuez à respecter les gestes barrières ou la distanciation sociale ?

Marie Claire : Ma fille est bien. Elle a un salon de coiffure. Elle est en activité. Elle met le masque quand elle arrive. Puis après, sincèrement on ne le met plus.

Journaliste : Du coup aujourd’hui Marie Claire, comment est-ce que vous organisez vos journées ? A quoi ça ressemble une journée type pour vous ?

Marie Claire : Je me lève. J’ai beaucoup de paperasse à faire parce que je demande une allocation logement parce que j’ai un logement qui est un peu cher. Mes revenus ont baissé. Alors, je suis en train de faire mes papiers, ce n’est pas un petit travail. Puis je lis. Je range des choses. Je tri des photos. En ce moment, je tri beaucoup les photos. J’ai des albums pour les mettre de côté puis les donner à mes enfants quand ils viennent. Comme ça ils auront un historique pour plus tard.

Journaliste : Ah c’est bien, puis ça vous occupe.

Marie Claire : Oui. Je ne trouve pas le temps long.

Journaliste : Depuis que le coronavirus est en France, est-ce que ça a changé vos habitudes ? Est-ce qu’il y a des choses que vous faisiez avant et que vous ne faites plus ou moins maintenant ?

Marie Claire : Ah oui, je ne sors plus. Je voulais aller en Italie pour voir mon cousin qui est très gentil et qui est malade. Je n’ai pas pu y aller. En Franche-Comté, je suis de là-bas, j’ai de la famille. Je devais y aller mais je n’ai pas pu aller. J’espère pouvoir y aller quand ce sera rétabli. Quand on pourra circuler, je vais aller tout de suite à Franche-Comté, à Montbéliard. Voilà.

Journaliste : C’est ce que je vous souhaite. Sinon, vous avez des craintes pour l’avenir, le vôtre ou celui de vos proches en raison de la pandémie et de ses répercussions notamment d’un point de vue économique ?

Marie Claire : J’ai un enfant, ça va, il est dans le médical. L’autre fait l’école. Ça sera déjà deux années de perdu pour eux. Ils n’auront pas le bagage nécessaire même si on leur donne les examens, je trouve. J’étais une ancienne dactylo. Il fallait trois ans pour enseigner la dactylo. Maintenant au bout de deux ans, vous avez l’examen, et maintenant, vous avez l’examen mais sans passer l’examen à cause des mauvaises fréquentations des enfants qui ne peuvent pas aller à l’école, puisque les profs ne sont pas là ou voilà. Non, je trouve que l’avenir n’est pas beau pour les jeunes. Mes enfants vont vivoter, mais pour les petits enfants, quel avenir ils auront ?

Journaliste : Oui, ça vous inquiète !

Marie Claire : Oui plus, parce que regardez les commerces. J’étais dans le commerce. Je ne dis pas que les commerces, ils sont florissants. Il faut qu’ils investissent pour pouvoir avoir plus de clients dehors. Ça fait des frais en plus... Je me demande où l’Etat trouve tout l’argent qu’il donne. J’aimerais bien le savoir. Ce n’est pas possible. Vous avez vu les millions et milliards qu’ils donnent par ci par là ? Mais l’argent, ils fabriquent du papier puis c’est de l’argent ? Elles n’ont plus de valeur ou il y aura un traquenard après ? Je ne sais pas.

Journaliste : Marie Claire, vous me paraissez quand je vous écoute en tout cas en bonne santé. Vous êtes indépendante chez vous dans votre logement. Pourquoi c’est important cette indépendance, chez soi ?

Marie Claire : Dès fois le soir, je ne dirais pas « ah si seulement je n’étais pas dans une maison de retraite » mais presque, puis après je dis non. J’ai mis mon père dans une maison de retraite et après il a baissé de plus en plus. Alors, je trouve que quand on est indépendante même quand on a du mal, c’est mieux de rester indépendante puis avoir, bon je vais commencer à avoir de l’aide d’une aide-ménagère parce que là j’ai du mal pour mes commissions. Je veux rester indépendante.

Journaliste : Puis vous avez vos habitudes chez vous !

Marie Claire : Oui

Journaliste : Dans quelle pièce vous vous retrouvez le plus souvent finalement dans votre appartement ?

Marie Claire : J’ai un appartement qui n’est pas mal. Il n’y a que les deux chambres qui sont indépendantes. La cuisine et la salle à manger c’est une seule pièce. Et c’est au moins 50 m². Alors, je suis bien à la cuisine. Je suis bien à la salle à manger.

Journaliste : Donc du coup, vous êtes bien chez vous et puis vous avez ces deux pièces qui font finalement la pièce de vie.

Marie Claire : Voilà.

Journaliste : Alors en espérant que finalement tout finisse par aller mieux prochainement, que les confinements soient à nouveau derrière nous. Quelles vont être les premières choses que vous referez à nouveau ?

Marie Claire : J’irai peut-être au cinéma et puis j’irai manger au restaurant. Je n’y allais pas trop souvent, parce que quand même il faut avoir les moyens. Mais au moins j’allais boire mon café, puis j’allais manger un gâteau. Oui, ça me manque.

Journaliste : Bon en tout cas, Marie Claire, ce sera ma dernière question. Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour cette année, pour la suite là ?

Marie Claire : Que j’ai mon allocation logement. Comme ça, j’aurai un peu plus d’argent pour ma retraite. Voilà.

Journaliste : C’est tout ce que je vous souhaite.

Un grand merci à Marie-Claire pour son témoignage et puis évidemment merci aussi à vous les auditeurs de « Mon logement, ma Vie ». C’est un programme à retrouver sur le site internet d’Indépendance Royale. Vous pouvez également vous abonner à ce rendez-vous depuis toutes les plateformes de diffusion de podcast. A très vite pour un prochain épisode.

Retrouvez le podcast "Mon Logement, Ma Vie" par Indépendance Royale sur toutes les plateformes de podcasts :

Spotify : https://open.spotify.com/show/5B53Kt9KVbRocxyB87UJlH

Deezer : https://www.deezer.com/fr/show/1157212

Podcast Addict : https://podcast.ausha.co/mon-logement-ma-vie/

Apple podcasts : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-logement-ma-vie/id1510535949

Tune in : https://tunein.com/podcasts/Health--Wellness-Podcasts/Mon-logement-ma-vie-p1320021/

Témoignages recueillis par Jean-Baptiste Vennin

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