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Mon logement ma vie saison 2 Jean

"Mon Logement, Ma Vie" - Jean, 65 ans

Dans "Mon Logement, Ma Vie", les seniors ont la parole ! Tout au long de cette deuxième saison, nous allons nous rendre un peu partout en France, à votre rencontre, pour prendre de vos nouvelles. L’occasion d’en savoir plus sur votre environnement, sur comment vous vivez depuis chez vous cette période décidément pas comme les autres. Et pour le premier épisode de cette deuxième saison, je vous propose de prendre la direction de la ville du Mans, dans la Sarthe. Nous y rejoignons sur place Jean, 65 ans, marié, père de 2 enfants. Il a également un petit fils de 9 ans.

Journaliste : Bonjour Jean.

Jean : Bonjour

Journaliste : Alors, vous êtes un jeune retraité de 65 ans. Vous étiez à la SNCF. C’est bien cela ?

Jean : C’est cela, oui.

Journaliste : Et vous faisiez quoi plus précisément ?

Jean : Je travaillais dans un magasin pendant 40 ans. Je dispersais les pièces qu’on avait besoin pour les ateliers.

Journaliste : Alors, comment s’occupe le retraité ? A quoi ressemblent vos journées ?

Jean : On a un petit-fils qui n’habite pas loin de chez nous. Donc, on s’occupe beaucoup de lui : aller le chercher, le ramener, … Les parents travaillent. Comme ils habitent juste à côté, ça tombe bien. Sinon, on joue à la pétanque de temps en temps. Mais, on s’occupe beaucoup de notre petit-fils. Il y a l’école à côté. Il faut l’amener, aller le chercher… Le mercredi, il est avec nous. C’est un peu ça.

Journaliste : Vous me parliez de pétanque. Vos hobbies, vos passions, c’est quoi ?

Jean : Soit la pétanque, soit les chevaux de course. Un peu, mais pas beaucoup.

Journaliste : L’été est maintenant derrière nous. Qu’est-ce que vous avez fait cet été ? Vous avez pu partir en vacances ?

Jean : Non. On n’a été nulle part. Moi, je vais vous dire un truc. Vu ce qui s’est passé, on n’est pas sortis du tout. L’année dernière, on a été au bord de la mer. Mais là, on n’est pas sortis du tout. Voilà, on ne voulait pas être avec le monde. On n’a pas été avec les gens. On a fait un peu de trucs à la maison avec les enfants. Mais, c’est tout. A cause du Covid, il fallait faire attention. Vous voyez maintenant, le problème est que les gens… Vous voyez ce qui se passe, hein ! Je pense que j’ai dû faire le bon choix quand on voit tout ce qui se passe maintenant.

Journaliste : Justement, comment est-ce que vous viviez cette période ? Il y a eu le confinement, ensuite le déconfinement, et maintenant le virus qui circule à nouveau activement dans le pays ? ça vous fait réagir ?

Jean : On est un petit peu comme tout le monde. On est inquiets. Le problème est qu’on fait attention. Comme tout le monde, nous pensons qu’on ne va jamais pouvoir l’attraper. Mais bon, on fait attention. Vous voyez, je joue à la pétanque, mais vraiment c’est pareil. Je n’y vais que de temps en temps. On est beaucoup. Ce ne sont que des anciens. Donc… Non, on essaie de ne pas sortir dès qu’il y a des trucs où il y a du monde. On fait attention. On reste à la maison. On a une maison qui est agréable. Donc, ça ne pose aucun problème. Pendant le confinement, on a été à la maison. On allait faire les courses. C’est tout. Moi, j’adore marcher. Donc, on allait faire les courses comme ça. On faisait attention.

Journaliste : A la pétanque, vous mettez le masque ?

Jean : Alors écoutez, oui. Il y en a qui ne le mettent pas, mais moi, je le mets. C’est pareil. On n’est pas non plus 200. Quand il y avait des concours… Là, il n’y a rien du tout. D’habitude, je faisais des concours. Maintenant, ce n’est plus la peine.

Journaliste : Vous tirez ou pointez ?

Jean : Je tire.

Journaliste : A 65 ans, vous êtes considéré comme une personne malgré tout à risque par les autorités sanitaires. Ça vous inquiète ?

Jean : Oui, mais je pense qu’ils vont un peu loin là-dessus. Je comprends, mais bon, 65 ans quand même, ça ne fait pas des années qu’on a arrêté de travailler. Non, je ne pense pas à risque, mais je fais attention quand même.

Journaliste : Est-ce que ça a encore une incidence aujourd’hui sur votre organisation, dans votre façon de bouger et de faire les choses ?

Jean : Bah, oui. C’est sûr. Je vous dis. Moi, j’aime bien aller dans des trucs où il y a du monde et tout. Là, on n’y va pas. On reste à la maison. En fin de compte, on est très bien chez soi. On a ce qu’il faut. On a un jardin. …

Journaliste : Sinon, tout le monde va bien dans votre entourage ? Pas d’inquiétude dans la famille non plus ?

Jean : Ah non, moi, je n’ai plus rien du tout. Je n’ai plus de papa, ni de maman, ni de beaux-parents. Donc, chez nous, ça va. Les enfants sont en télétravail de temps en temps, un peu comme tout le monde. Mais bon, ils essaient au maximum de rester à la maison tant qu’ils peuvent, parce que vous savez ce que c’est. Il y a des entreprises qui aiment bien des fois voir les gens venir. Puis, ce n’est pas facile, parce que vous voyez, on a beaucoup plus de travail, car faire du télétravail quand vous êtes tous les deux à faire du télétravail, et vous avez un enfant de 9 ans. Il n’y a pas une grand-mère qui est derrière en train de s’occuper du petit. Ce n’est pas possible. Nous, on est là. Ça tombe impeccable. On essaie de l’enlever de façon à ce qu’ils puissent travailler et qu’ils ne soient pas gênés par le petit.

Journaliste : Est-ce que vous avez des craintes pour l’avenir ? Le vôtre et celui de vos proches en raison de la pandémie et de ses répercussions d’un point de vue économique par exemple ?

Jean : Ah, oui. C’est sûr. Pour nous, c’est moins grave. Les jeunes, par contre, c’est autre chose. Au niveau du boulot, on ne sait pas. Vous voyez ce que c’est, les entreprises… Ce n’est pas évident. Pour l’instant, ça marche. Donc, pour les jeunes, oui. Mais pour nous, je ne crains pas du tout. Pour notre petit-fils surtout, parce qu’il ne va pas souvent à l’école. Le moindre truc, ça y est… Le problème, c’est qu’ils n’ont pas été beaucoup à l’école. Il a 9 ans. C’est vachement important. Pendant 2-3 mois, il n’a pas été à l’école. Là, ça reprend, mais dès qu’il y en a un qui a le Covid, on ferme les classes. Donc, c’est ça un petit peu le problème.

Journaliste : On rappelle Jean, vous n’avez que 65 ans. Vous êtes en bonne santé. Vous êtes indépendant chez vous, dans votre logement. Pourquoi c’est important d’être indépendant chez soi ?

Jean : Ecoutez, heureusement à 65 ans, que ça soit notre maman ou notre belle-mère, ils ont été jusqu’à 75 – 80 ans à la maison. Après, il y a eu des problèmes : l’Alzheimer, … des choses comme ça. A ce moment-là, on est obligé de prendre du monde. Je connais ce truc. C’est moi qui payais les employés que ma mère prenait pour s’occuper d’elle. Mais là, à 65 ans, c’est bon. On a encore… à moins qu’il y a un problème. Mais on a une dizaine d’années encore…

Journaliste : Du coup, pourquoi est-ce que c’est bien d’être chez soi ?

Jean : Parce que vous n’avez plus de souci de travail. Vous n’avez plus besoin d’aller bosser. C’est quand même important. Quand vous n’allez plus travailler, vous ne vous occupez plus de tout ça. Vous n’avez plus qu’à penser à vous. Vous n’avez plus besoin de penser au chef et comment il va vous recevoir et tout ça. Surtout quand vous travaillez à SNCF, les gens ont toujours à dire. Il fallait y aller. C’est le travail quand même.

Journaliste : Chez vous, dans quelle pièce vous vous sentez le mieux ?

Jean : J’ai une grande pièce qu’on a fait : cuisine et salle à manger ouverte. C’est une maison qui avait quelques années, donc on a fait faire des travaux. Tout est ouvert. C’est là que je me trouve bien. Mais je me trouve bien aussi partout : dehors aussi quand il faisait beau et qu’on ne soit pas dans le Covid. On a passé de superbes journées. Au mois de mars et avril, il faisait très beau. Moi, je ne me plains pas.

Journaliste : Quand vous n’êtes pas parti faire de la pétanque, quand vous êtes chez vous et que vous pouvez vous occuper, vous faites quoi ?

Jean : Beaucoup de télévision. J’adore la télévision. Je regarde beaucoup tout ce qui est sportif, tout ce qui est sur le monde… Moi, j’adore les reportages. Vous voyez, je n’ai pas besoin de sortir. Je dis toujours que je n’ai pas besoin de prendre l’avion ni d’aller nulle part, parce qu’en fin de compte je regarde tellement la télévision au niveau des documentaires que je connais pratiquement n’importe où que ce soit le Pérou ou autre.

Journaliste : Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter de beau pour la suite ?

Jean : Ecoutez, moi, c’est pareil. J’espère que ça va se terminer un petit peu pour qu’on ait plus de liberté. Mais à part ça, aucun problème.

Journaliste : Je vous souhaite une bonne continuation.

Jean : Merci

 

Retrouvez le podcast "Mon Logement, Ma Vie" par Indépendance Royale sur toutes les plateformes de podcasts :

Spotify : https://open.spotify.com/show/5B53Kt9KVbRocxyB87UJlH

Deezer : https://www.deezer.com/fr/show/1157212

Podcast Addict : https://podcast.ausha.co/mon-logement-ma-vie/

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Témoignages recueillis par Jean-Baptiste Vennin

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