Stop au vieillissement !

Stop au vieillissement !

Le vieillissement est un phénomène universel. Les transformations biologiques qu’il entraîne se produisent inéluctablement. Il se caractérise par une diminution de l’intégrité physiologique augmentant le risque de plusieurs maladies graves. Or, des chercheurs japonais ont imaginé un vaccin expérimental capable d’éradiquer les cellules vieillissantes du corps des souris. Un espoir pour les humains !

Dans le processus de vieillissement, l’organisme se modifie en fonction de causes génétiques et biologiques. Plusieurs phénomènes interviennent dont les lésions du génome et de l’ADN, le raccourcissement des télomères, la dégradation de l’épigénétique, le mauvais repliement des protéines ou encore l’épuisement des cellules souches et la sénescence des cellules. Le travail des chercheurs japonais vise à limiter l’apparition de maladies liées au vieillissement grâce à un vaccin qui stimule le système immunitaire avec pour effet d’éliminer les cellules sénescentes. L’élimination de ces cellules a pour résultat d’éviter l’apparition de pathologies telles que les cancers et les maladies cardiovasculaires.

Déjà, la recherche a démontré que la sénescence intervient lorsque la cellule cesse de se diviser et ne se régénère pas. Dans ces conditions, le vaccin expérimenté sur la souris crée des anticorps qui se fixent sur la cellule sénescente pour « la repérer » avant que les globules blancs l’éliminent. La cellule sénescente est donc identifiée par une protéine qu’elle produit alors que la cellule saine ne la fabrique pas. Ainsi le vaccin testé sur les souris est basé sur les acides aminés contenus dans la protéine. Une fois injecté, il incite à produire des anticorps marquant uniquement les cellules sénescentes et déclenchant une réponse immunitaire : la production de globules blancs.

Bientôt des tests chez l’homme

Cette protéine de la souris est commune à l’homme. Il s’agit en termes savants de la protéine B de la glycoprotéine du mélanome non métastatique (GPNMB). Chez les souris testées, le nombre de cellules sénescentes a été diminué ainsi que d’autres symptômes associés à l’âge. En outre, celles qui ont été vaccinées ont vécu plus longtemps. Le vaccin s’il s’avère vraiment prometteur permettra à terme de déboucher sur des essais cliniques chez l’homme. Il pourrait être utile pour lutter contre le diabète et les problèmes artériels. En suivant, d’autres étapes concernent toutes les maladies liées au vieillissement par la création d’autres vaccins ciblant différents types de cellules sénescentes.

Plusieurs médicaments agissant contre les cellules sénescentes sont déjà sur le marché. Ils sont notamment utilisés comme agents anticancéreux. Toutefois, l’équipe japonaise affirme que son vaccin provoquera moins d’effets secondaires que les traitements connus. Cela se vérifie en tout cas chez les souris.