Personnes âgées : comment bien vieillir ?

Quelles sont les principales conséquences de la perte d’autonomie ?

Sommaire

    Avec le vieillissement de la population (en France, environ 22 millions de personnes auront 60 ans ou plus à l’horizon 2050), la perte d’autonomie est un problème au cœur des préoccupations de beaucoup. Le fait de ne plus pouvoir réaliser les actions courantes de la vie quotidienne peut être très déstabilisant pour les personnes âgées. Il est important de bien comprendre les conséquences physiques et mentales de la dépendance.

    Alors que 9 Français sur 10 souhaitent pouvoir vieillir sans quitter leur domicile, des solutions existent pour prévenir les conséquences de la perte d’autonomie. Pour avoir un aperçu plus juste de cette situation, nous allons revenir en détail sur les symptômes liés à la perte d’autonomie, les conséquences pour les personnes touchées et les moyens existants pour faire face à de telles difficultés.

    Les symptômes de la perte d’autonomie

    Certains problèmes peuvent survenir dans l’exécution des tâches du quotidien, tout comme des changements de comportement : ils indiquent qu’une personne âgée devient alors moins autonome.

    Un processus progressif

    On peut définir la perte d’autonomie comme le fait d’avoir du mal ou de ne plus réussir à assumer certaines des tâches essentielles de la vie quotidienne. Afin de faire face à cette situation, il faut d’abord déterminer le niveau de perte d’autonomie d’une personne pour mettre en place un plan d’aide adapté à ses besoins.

    Pour les proches d’une personne âgée, il est possible de déceler les premiers signes de la perte d’autonomie. Un isolement progressif est le facteur le plus évident de la dépendance : en raison de douleurs ou de difficultés à se déplacer, un senior va avoir tendance à ne plus sortir de chez lui.

    Une diminution des facultés des personnes âgées

    Avec l’âge, certaines faiblesses physiques et mentales peuvent apparaître dans la vie des personnes âgées. Les symptômes les plus courants sont les pertes de mémoire de plus en plus régulières, des difficultés à s’exprimer ou à attraper des objets, un changement des habitudes alimentaires (avec la perte de l’appétit notamment) et des sautes d’humeur fréquentes.

    La dépression est bien souvent un corollaire de la perte d’autonomie chez les personnes âgées. Si un proche repère un ou plusieurs de ces éléments, il est important d’agir rapidement pour apporter des solutions efficaces.

    Des échanges moins faciles avec les autres

    De premiers signes moins aisés à distinguer peuvent aussi témoigner d’un isolement en cours pouvant mener à la perte d’autonomie. Des troubles de l’audition, qui rendent les conversations difficiles à suivre, sont une véritable gêne dans la vie de tous les jours. Dès lors, une personne âgée peut, consciemment ou non, se retirer de la vie sociale et s’isoler peu à peu.

    Un accompagnement (proche aidant, services d’une aide à domicile) peut être indispensable dans ce cas de figure. Il est recommandé d’éviter de laisser une personne âgée faire face à ces difficultés par elle-même, pour ne pas qu’elle s’enfonce dans la dépression et la solitude.

    Les conséquences au quotidien de la perte de l’autonomie

    Accident, isolement par manque de soutien adapté, problèmes psychiques : les conséquences sont nombreuses pour une personne seule en situation de dépendance.

    Un risque plus important chez soi

    Quand une personne voit diminuer son autonomie, de nombreux actes de la vie quotidienne jusque-là banals deviennent difficiles à réaliser, voire impossibles. En voulant les effectuer sans assistance, des risques de chute ou de blessure sont à craindre. Une personne âgée peut aussi s’épuiser, dépassée par les tâches basiques du quotidien, ce qui aura pour effet d’aggraver son état de santé.

    Une mauvaise chute peut accentuer encore la perte d’autonomie des personnes déjà dépendantes. Avec des capacités physiques réduites, une assistance (au moins ponctuelle, pour parvenir à accomplir certaines tâches) peut devenir une nécessité.

    Un sentiment d’isolement accru pour la personne âgée

    Sur le plan psychique, les seniors fragilisés sont également mis à rude épreuve par le fait de continuer à vivre dans leur logement sans pouvoir assumer l’ensemble des actes du quotidien. Se sentir moins autonome peut mener en peu de temps à la dépression ; une personne âgée cherchant à s’isoler pour ne pas montrer sa perte d’autonomie à ses proches.

    Le fait de se renfermer sur soi-même à cet âge présente de vrais risques : en coupant les ponts avec ses amis ou sa famille, un individu en perte d’autonomie peut se retirer de toute vie sociale en quelques mois seulement. Pouvoir accompagner un proche est crucial pour qu’il ne se sente pas honteux et puisse accepter les soins dont il a besoin.

    La nécessité d'une aide à domicile

    Une personne touchée par la dépendance doit faire l’objet d’aide, de surveillance ou de soins de manière régulière. Les actes essentiels de la vie, comme aller aux toilettes, se laver, se préparer à manger ou faire le ménage, peuvent nécessiter une prise en charge par un tiers afin de pouvoir conserver le maintien à domicile d’une personne âgée.

    L’hygiène et l’alimentation sont les deux éléments les plus importants à prendre en compte ici. Lorsque ces fonctions ne peuvent plus être assurées, il est absolument indispensable d’apporter des solutions pérennes à une personne en perte d’autonomie.

    Les solutions pouvant être mises en œuvre

    Pour lutter contre la dépendance, plusieurs démarches sont possibles. Elles permettent d’améliorer la santé des personnes, de réduire les risques d’accident et d’offrir un soutien financier.

    Pratiquer une activité physique régulière

    Avec la retraite, les personnes âgées peuvent avoir tendance à devenir inactives et à perdre ainsi une partie de leurs capacités physiques, conséquence naturelle du vieillissement. Il apparaît pertinent de compenser ce fait en se tournant vers des activités qui, sans être intensives, doivent être régulières. De la marche dans un parc ou en forêt, des cours de relaxation ou de yoga, voire du taï-chi, sont autant de pratiques intéressantes pour conserver une activité physique. Dans tous les cas, il est recommandé de ne pas solliciter les articulations pouvant causer des douleurs aux plus âgés.

    Aménager son lieu de vie

    La perte d’autonomie peut être réduite en prévoyant les bons équipements au domicile d’une personne âgée. Des équipements sur mesure peuvent être conçus afin de s’adapter précisément à chaque habitation. Des modèles de monte-escalier, de douche italienne, de baignoire à porte, de fauteuil et de lits ergonomiques peuvent être envisagés pour redonner aux seniors la possibilité d’accomplir sans gêne ni douleur les gestes les plus élémentaires du quotidien.

    Des aides pour le maintien à domicile

    Ces aménagements ont un coût, tout comme l’embauche d’une aide à domicile pour réaliser des soins ou aider à la toilette comme à la prise des repas. Afin d’assumer ces dépenses, des aides existent en France pour accompagner les personnes âgées en perte d’autonomie. Pour cela, il est d’abord demandé d’effectuer une évaluation de la dépendance par des professionnels au moyen de la grille AGGIR, l’instrument de référence en France autour des questions propres à la perte de l’autonomie.

    En fonction du niveau GIR (groupes allant de 1 à 6) d’un individu, une aide peut lui être allouée sans condition de ressources. L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) constitue un dispositif indispensable pour bon nombre de personnes dépendantes de plus de 60 ans dans l’Hexagone.

    Pour les personnes âgées, les conséquences de la perte d’autonomie, directes comme indirectes, ont un impact certain sur la vie quotidienne. Anticiper la dépendance est le meilleur moyen pour permettre le maintien à domicile des seniors aussi longtemps que possible. Dans cette optique, des aides financières sont accessibles pour l’aménagement adapté d’un logement afin de faciliter la vie d’une personne âgée.