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GIR (Groupes Iso-Ressources) : six niveaux de dépendance déterminés

Grille AGGIR : Comment évalue-t-on la perte d’autonomie des personnes âgées ?

La perte d’autonomie est un phénomène qui touche la majorité des personnes âgées. D’après l’Insee en juin 2018, 6,3% des aînés vivant à leur domicile sont dépendantes dont 14,1% ont plus de 75 ans. Il s’agit de l’incapacité à assurer seul certains gestes de la vie quotidienne.

De nombreux facteurs occasionnent la dépendance chez les aînés. Avant de parler des différentes causes, il convient de connaître les différents signes qui montrent qu’une personne est dépendante. Découvrez aussi la façon dont on l’évalue.  

Dépendance, quels sont les signes ?

Plus on vieillit, plus nous sommes exposés à la solitude. Aujourd’hui, plus d’une personne de 60 à 85 ans sur dix est vulnérable du fait d’une limitation fonctionnelle forte et de l’absence de lien social. On sait qu’avec l’avancée en âge, les muscles deviennent plus fins, les os plus fragiles et ils se fracturent plus facilement. Cette perte de masse et de force musculaire peut devenir problématique pour les ainés, en les rendant de moins en moins autonomes.

Cela peut survenir brutalement à la suite d’un accident, par exemple, mais peut aussi s’installer de façon progressive. Identifier les premiers signes d’une perte d’autonomie permet d’améliorer la qualité de la vie de la personne dépendante mais aussi de prendre les bonnes mesures.

Prudence est donc de mise lorsque la personne :

  • Fait face à des pertes de mémoire,
  • Souffre de troubles de l’équilibre et réclame l’aide d’une tierce personne pour s’asseoir, se lever, se mettre au lit ou se mouvoir,
  • Ne peut plus prendre soin de sa maison ni cuisiner,
  • Ne peut plus prendre des décisions seules,
  • Eprouve des difficultés à s’exprimer, à se faire comprendre ou bien à comprendre,
  • Se désintéresse de son environnement,
  • Devient plus agressive ou dépressive.

Dépendance, quelles sont les causes ?

Les causes de la perte d’autonomie sont diverses et multiples. Elle peut être due à des altérations physiques, psychiques mais aussi à des causes socio-économiques. A cause du vieillissement, il est également normal de perdre de la force musculaire, de marcher avec plus de difficultés ou encore d’avoir des problèmes de vue ou de l’ouïe.

Petit à petit, ces situations rendent plus compliquées certains actes de la vie de tous les jours.

Lors du vieillissement, certaines pathologies peuvent limiter l’autonomie des personnes âgées comme les maladies dégénératives du système nerveux dont la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson. Il y a aussi les maladies au niveau des articulations qui conduisent à des problèmes de mobilité telles que l’arthrose. Sans oublier les fractures et les séquelles des accidents vasculaires cérébraux, qui selon l’étendue de la maladie peut entraîner les problèmes de mobilité, de la vision ou du langage.

Ce phénomène est également dû à un vieillissement naturel qui est plus marqué chez certaines personnes que d’autres. Cela entraîne parfois des déficiences sensorielles mais aussi mentales. Il y a aussi l’incontinence, qui est un facteur de dépendance assez fréquent chez les personnes âgées.

Elle favorise l’isolement de la personne et limite ses activités sociales. La chute peut également occasionner la dépendance de nos aînés.

Perte d’autonomie, comment l’évaluer ?

Selon la situation, la dépendance peut être partielle ou totale. Aujourd’hui, il est possible de l’évaluer selon une grille d’évaluation appelée grille AGGIR ou Autonomie Gérontologique Groupe Iso Ressources. Il s’agit d’un outil permettant d’évaluer le degré de dépendance des personnes âgées. Cette grille a été élaborée par des médecins de la Société Française de Gérontologie, de la Sécurité sociale et des informaticiens. La grille AGGIR est considéré comme l’outil de référence national mais aussi utilisée dans le cadre de l’attribution de l’APA. Au travers d’une série de questions, cette grille détermine la catégorie de la personne parmi les 6 groupes gir.

A noter qu’il existe six niveaux de perte d’autonomie. Pour déterminer le degré de dépendance de la personne concernée et de mieux cerner ses besoins, l’évaluation s’appuie sur 10 critères discriminants :

  • La cohérence,
  • L’orientation,
  • La toilette,
  • L’habillage,
  • L’alimentation,
  • L’élimination,
  • Les transferts,
  • Les déplacements intérieurs,
  • Les déplacements extérieurs,
  • La communication à distance.

Une note est ensuite attribuée par l’évaluateur, qui peut être un médecin ou d’autres professionnels de santé. Si la note A est attribuée aux personnes ayant la capacité de faire seules les actes de la vie courante, la note B est pour ceux qui les font partiellement. La note C, quant à elle est attribuée à ceux qui ne peuvent pas les faire. On ajoute ensuite par des précisions qui peuvent être : spontanément, totalement, correctement ou habituellement. En fonction de l’évaluation, on peut indiquer dans quel groupe se trouve la personne. C’est donc à partir de ce résultat qu’on cerne précisément les besoins de l’aîné et qu’il peut prétendre à des aides financières.

Quels sont les différents niveaux de la grille AGGIR ?

La grille AGGIR comporte six GIR. Ces derniers définissent le degré d’autonomie des personnes. Si le GIR 1 correspond au degré de perte d’autonomie le plus élevé, le GIR 6 représente le degré le plus faible.

  • Le GIR 1 et 2 font partie de la perte totale de l’autonomie. Les personnes concernées perdent complètement leur autonomie physique, sociale et psychique. Elles peuvent être confinées en fauteuil ou bien au lit. A ce titre, elles ont besoin d’être assistées tous les jours pour la majorité des actes ainsi qu’une surveillance constante. Elles ont besoin plusieurs fois par jour d’une assistance pour leurs soins corporels.
  • Le GIR 3 et 4 sont dans la catégorie de la perte de l’autonomie partielle. Ces groupes réunissent les personnes âgées qui ont conservées leur autonomie mentale et de manière partielle leurs capacités locomotrices. Certaines d’entre elles ne peuvent pas se déplacer. En effet, elles ont besoin du service d’une aide à domicile pour la réalisation de certains actes quotidiens tels que les tâches ménagères, la toilette et les transferts.
  • Le GIR 5 et 6 regroupent les personnes autonomes et qui peuvent se déplacer toutes seules. Elles ont toutefois besoin d’un service d’aide ponctuel pour les repas, les tâches ménagères ou encore la toilette.

GIR, quelles sont les conséquences pour la personne dépendante ?

La dépendance est un tournant évolutif majeur au cours du vieillissement. La nécessité d’une aide pour certains actes impose souvent le changement de lieu de vie, l’aménagement du domicile ou encore la mise en place d’aides à domicile. Si la personne appartient à des groupes GIR 1 à 4, elle peut faire une demande d’APA. Pour pouvoir bénéficier de cette aide, il faut avoir au moins 60 ans et résider en France. Il n’y a pas de conditions de revenus pour bénéficier de cette allocation.

Cette allocation est versée par les services du département. L’APA s’adresse aussi bien à une personne âgée en établissement qu’à une personne vivant à domicile. En bénéficiant de l’allocation personnalisée d’autonomie, vous pouvez payer en totalité ou en partie les dépenses nécessaires pour votre maintien à domicile ou bien une partie du tarif dépendance dans un Ehpad dans lequel vous êtes hébergé.

Cette aide est calculée en fonction du degré de dépendance. Les montants de l’apa sont plafonnés pour chaque groupe. Pour le GIR 1, le montant est plafonné à 1741,79€ par mois contre 1376,91€ pour le groupe 2. Pour le groupe 3, cela est estimé à 994, 87€ par mois contre 663,61€ par mois pour le GIR 4. A noter que les personnes âgées appartenant aux groupes 5 et 6 ne sont pas éligibles à l’apa. Cependant, elles peuvent bénéficier d’aides financières pour des prestations d’aides au ménage.

GIR et APA: quelles sont les démarches ?

Pour pouvoir faire une demande d’apa, il faut passer par l’évaluation du GIR. Deux cas de figure peuvent se présenter. Si la personne vient d’intégrer dans un EHPAD ou dans une USLD (unité de soins de longue durée), ce sera au médecin de l’établissement en question qui évaluera son GIR.

Si la personne âgée vit chez elle et souhaite faire sa demande d’apa à domicile auprès de son département, une équipe médicale va ainsi se déplacer pour l’évaluer. Cela peut être assistée par les proches et le médecin traitant. 

À lire aussi : Qui peut y prétendre à l'aide à domicile pour personne âgée ? Quelles démarches ? Quelles sont les aides financières existantes ?

Les différentes solutions pour conserver son autonomie

Face à la dépendance de ses proches, la famille joue un rôle essentiel. Pour aider nos aînés à bien vivre leur avancée en âge et à avoir une bonne qualité de vie, plusieurs solutions peuvent être envisagées afin de préserver leur autonomie.  

Vous pouvez recourir aux services d’aide à la personne. Soit vous optez pour un auxiliaire, soit vous faites appel à une aide à domicile pour aider l’aîné dans la réalisation des tâches domestiques.

Aller plus loin : Comment mettre en place des services d’aide et de soins à domicile pour les personnes âgées ?

Suite à la perte d’autonomie, quelques actions doivent être entreprises pour faciliter le quotidien des personnes âgées dépendantes. Afin d’optimiser leur sécurité, on peut adopter le système de téléassistance. Cette technologie permet d’appeler à l’aide en cas de malaise ou de problème et d’être repéré facilement et rapidement par le téléassisteur. Grâce à cette solution, vous pouvez continuer à mener une vie active même à l’extérieur.

Un déménagement ou des travaux peuvent aussi être envisagés lorsque le logement n’est plus adapté à la condition physique de la personne âgée. Etant spécialiste du maintien à domicile, Indépendance Royale vous propose divers équipements qui rendent plus facile la vie et les déplacements de nos aînés. Grace à un monte escalier, les personnes âgées dépendantes peuvent profiter pleinement de leur domicile et emprunter les escaliers sans faire d’efforts et en toute sécurité. A ce titre, plusieurs modèles sont disponibles. Ils conjuguent esthétisme, sécurité d’emploi, facilité d’utilisation et ergonomie.

Nos monte-escaliers sont conçus sur-mesure, quels que soient votre type d’escalier et la configuration de votre domicile. Le choix du monte-escalier dépend du type d’escalier.

  • Si c’est pour un escalier droit intérieur, nous mettons à votre disposition le modèle Simplicity 900. Ce monte-escalier présente une zone de recharge tout le long du rail.
  • Pour un escalier droit et pour un usage extérieur, il vaut mieux opter pour le Simplicity 1000. Il convient également à un usage intérieur.
  • Pour les escaliers tournants, nous avons un modèle Monorayl et un modèle Biroyal. Ce premier convient uniquement à une installation intérieure tandis que l’autre peut convenir aussi bien à l’intérieur comme à l’extérieur. Si le modèle Monorayl optimise l’espace des escaliers étroits, le système bi-rail garantit une grande stabilité.

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