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Le Japon teste les fauteuils autonomes dans un de ses aéroports

Posté le 7 novembre 2017 dans Initiatives

Paru dans www.ouest-france.fr http://bit.ly/2AzY74O 

L'aéroport Tokyo-Haneda (Japon) teste les fauteuils roulants autonomes, pour faciliter la vie des passagers handicapés. | Capture YouTube/Panasonic newsroom

Depuis le 8 août, l’aéroport Tokyo-Haneda (Japon) teste les fauteuils roulants autonomes, pour faciliter les trajets des personnes handicapées.

Il y avait déjà les voitures autonomes, il y a désormais des fauteuils qui roulent seuls. C’est à l’aéroport Tokyo-Haneda, au Japon, que la marque Panasonic (connue pour ses téléviseurs), a décidé de tester en premier ses fauteuils roulants autonomes, baptisés « Whill next ». Plus besoin de les « conduire ». Il suffit d’entrer la destination souhaitée dans son smartphone... et le fauteuil s’occupe du reste.

Ces fauteuils roulants sont avant tout dédiés aux personnes à mobilité réduite, afin qu'ils puissent se déplacer à leur guise une fois leur propre fauteuil mis en soute. Avant, il fallait louer un fauteuil de remplacement à l'accueil. Maintenant, un passager handicapé peut directement « appeler » un fauteuil depuis l’application, au moment de l'enregistrement de ses bagages. Une fois installé, il ne lui reste qu'à sélectionner n’importe quel lieu dans l’aéroport : une porte, un terminal, une boutique…

Le fauteuil l’y emmène sans avoir besoin d’être guidé, grâce à un GPS intégré. Il est évidemment capable d’éviter les obstacles, voyageurs, animaux, objets, grâce à des capteurs et programmé pour s’arrêter dès qu’il croise leur route. Et une fois le trajet terminé il revient, seul, au point de départ.

Autre avantage du fauteuil autonome : il est capable de se déplacer en essaim. En se suivant à la file indienne, les fauteuils pourraient donc transporter plusieurs membres d’un même groupe. Testé depuis le 8 août, le modèle de Panasonic restera dans l’aéroport nippon jusqu’en mars 2018. Un test qui devrait permettre d’installer ces technologies dans plusieurs aéroports, d’ici les Jeux olympiques d’été de 2020.

Faciliter la vie des personnes handicapées

Ce n’est pas la première fois que l’on cherche à innover dans ce domaine : les marques iBot(plutôt tournée vers les aspirateurs autonomes) et Scewo ont déjà conçu leurs propres fauteuils roulants, capables de monter les marches d’un escalier.

En février, le MIT s’était lui aussi penché sur la question du fauteuil autonome, dans le but de soulager le personnel des maisons de retraite. Le prototype, ressemblant assez à celui de Panasonic, devait permettre aux personnes âgées de se déplacer seules, sans avoir besoin de recourir aux aides-soignants.

L’entreprise Intel s’était même lancée, en 2014, dans un projet en partenariat avec Stephen Hawking, lui-même atteint de la maladie de Charcot. Ils avaient ensemble donné naissance à un prototype de fauteuil connecté et intelligent, qui pouvait non seulement se déplacer seul, mais aussi surveiller l’état de santé de son propriétaire : rythme cardiaque, tension, etc... Un fauteuil très sophistiqué, mais qui n'avait pas pu être mis en vente : il aurait été trop coûteux pour des particuliers.

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