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"Mon Logement, Ma Vie" (Saison 4) - Monique, 84 ans

Journaliste : Bienvenue dans la saison 4 de « Mon logement, ma vie ». Confinement, déconfinement…depuis l’arrivée de la Covid en France, vous le savez. Nous allons à votre rencontre pour prendre de vos nouvelles.  Un podcast à écouter sur independanceroyale.com, disponible également sur l’ensemble des plateformes de diffusion de podcast. Alors, pour ce cinquième épisode de la saison 4, nous allons à la rencontre de Monique, 84 ans, qui réside avec son époux entre leur appartement de Paris et leur maison familiale de campagne, du côté de Limoges.

Journaliste : Bonjour Monique et merci de répondre à mes questions. Comment s’est déroulé pour vous cette première moitié de l’année ? Ces six premiers mois de l’année se sont déroulés comment ?

Monique : Pas trop mal quand même. Je dirais que ce 3e confinement était peut-être plus pénible que le premier et parce que c’est peut-être aussi une question de longueur aussi mais je dois dire que je ne sors pas énormément. Donc, ce n’est pas très pénible pour moi.

Journaliste : Alors depuis le 9 juin, le déconfinement s’est de nouveau accéléré avec la réouverture des restaurants à l’intérieur, les cafés, les salles de sport, les piscines, le couvre-feu est passé de 19h à 23h. Il sera finalement supprimé à la fin de la semaine. Vous en pensez quoi ?

Monique : Je suis ravie. Je ne sors pas beaucoup le soir mais je suis quand même ravie parce que pour tout vous dire j’ai une petite-fille qui se marie la semaine prochaine et c’était vraiment très perturbant ce couvre-feu.

Journaliste : Donc, vous êtes contente finalement de ce retour à une vie un peu plus normale ?

Monique : Oui, ça va quand même permettre d’aller au restaurant, de faire des expos, peut-être pas en ce moment parce qu’il fait trop chaud. Je suis contente.

Journaliste : Et la fin du masque dans la rue également, vous en pensez quoi ?

Monique : Je suis contente aussi parce que je trouve ça très pénible. Mais surtout dans les transports en commun, alors là il faut conserver le masque bien entendu. Mais c’est quand même assez pénible. D’un autre côté, je suis quand même un tout petit peu inquiète pour la suite.

Journaliste : Vous avez peur à une recrudescence de nouveaux cas ?

Monique : Exactement ! Après le mois d’août, je crains quand même une quatrième vague.

Journaliste : Alors vous avez 84 ans, vous êtes considérée évidemment comme une personne à risque d’un point de vue sanitaire, en tout cas par les autorités sanitaires. Est-ce que cela vous inquiète ou pas plus que ça ?

Monique : Oui bien sûr, cela m’inquiète mais je me suis fait vacciner tout de suite. J’ai tout de suite pris un rendez-vous pour me faire vacciner. J’étais vaccinée dans les premiers.

Journaliste : Donc, vous avez fait votre dose ?

Monique : Tout à fait.

Journaliste : D’accord ! Et pourquoi est-ce que vous avez fait vacciner finalement ?

Monique : Pour moi déjà, pour ma famille, parce que je ne les voyais plus beaucoup et c’est déjà assez agréable. Etant vacciné, on peut quand même maintenant reprendre une vie à peu près normale.     

Journaliste : Alors vous me parlez à l’instant de votre famille parce que vous disiez que vous étiez fait vacciné aussi pour elle, tout le monde va bien ? Personne n’a été malade chez vous ?

Monique : Je l’ai fait parce que j’ai quand même une grande famille. Deux personnes de ma famille ont été malades mais pas gravement.

Journaliste : Comment est-ce que vous continuez justement à échanger avec vos proches ? Est-ce que vous avez continué à respecter les gestes barrières et la distanciation sociale ?

Monique : Oui, tout à fait. Enfin là, depuis quelque temps quand les enfants viennent à la maison, nous ne gardons pas le masque mais nous sommes quand même en petit comité.

Journaliste : Du coup aujourd’hui Monique, comment est-ce que vous organisez vos journées ? A quoi ça ressemble pour vous une journée type ?

Monique : Les journées se suivent et se ressemblent beaucoup de toute façon actuellement puisque je vous l’ai dit je ne sors pas beaucoup parce que je marche quand même assez mal. J’entretiens mon appartement. J’ai beaucoup de chance car je ne cuisine pas parce que c’est mon mari qui l’a fait. Il fait les courses et la cuisine.

Journaliste : C’est bien ça.

Monique : Voilà et tout ce qu’il y a à faire dans une maison, y compris l’ordinateur. Je fais des recherches sur ordinateur et puis ce que l’on peut faire. L’après-midi, actuellement si je dois sortir, je sors plutôt le matin sinon, je ne sors pas. L’après-midi, je fais la sieste, après je refais un petit peu ce que j’ai à faire à la maison. Une partie de scrabble avec mon mari, puis je regarde la télévision le soir.

Journaliste : Vous me parlez des parties de scrabble, sinon vous avez des hobbies, des passions un petit peu dans la vie, des loisirs en tout cas ?

Monique : J’aime beaucoup le cinéma et les voyages enfin depuis un an et demi, les voyages, il n’y en a plus beaucoup. Je ne suis pas du tout sportive.

Journaliste : Justement en espérant que finalement tout finisse par aller mieux prochainement, que le confinement soit vraiment définitivement derrière nous. Quelles vont être les choses que vous allez refaire à nouveau, que vous allez vous autoriser à faire ?

Monique : Je suis déjà allée faire une exposition et je suis allée au restaurant.

Journaliste : C’est bien ça.

Monique : Deux choses que j’aime bien. Ensuite, nous avons une maison à la campagne donc, nous partons à la campagne la fin du mois, pour tout l’été. Et là, nous recevons nos enfants, des amis.

Journaliste : Et c’est où du coup la campagne que vous êtes ?

Monique : Nous sommes près de Limoges.

Journaliste : C’est bien ça. Cela vous permet de vous dépayser un petit peu et puis de sortir de l’appareil.

Monique : Oui, sortir de Paris surtout une grande maison avec un grand jardin. C’est quand même plus agréable que d’être dans un appartement.

Journaliste : Du coup Monique, vous m’avez parlé un peu de vos journées. Depuis que le Coronavirus est en France, est-ce que malgré ça a changé vos habitudes ? Est-ce qu’il y a des choses que vous faisiez avant et que vous ne faites plus du tout ou moins ?

Monique : Oui, comme tout le monde ces gestes barrières. J’avais tendance à embrasser mes amies lorsque je les voyais. Pour ça, on l’a déjà omis entre nous de leur tendre passivement la main, d’aller chez des amies prendre le thé. Nous allons reprendre nos petites habitudes parce que, par exemple, hier j’avais des amis toute l’après-midi. Voilà, c’est surtout sur ce niveau-là que ma vie a un petit peu changé.

Journaliste : Est-ce que vous avez des craintes pour l’avenir, le vôtre ou celui de vos proches en raison de la pandémie et de ses répercussions et je pense d’un point de vue économique pour votre famille, vos enfants, vos petits-enfants, je ne sais pas ?

Monique :  Oui du point de vue économique, bien sûr que j’ai des craintes. De toute façon, je pense que les aides qui ont été données sont tout à fait normales parce que la situation était tellement mauvaise. Mais je pense qu’il y a eu beaucoup d’argent de dépensé et je pense qu’un jour ou l’autre il va bien falloir payer la facture et ce ne sont peut-être pas nos enfants mais nos petits-enfants pour qui je crains de nouveaux impôts, absolument pas pour moi, mais pour nos enfants, nos petits-enfants.

Journaliste : Monique, vous avez 84 ans. Quand je vous écoute, vous m’apparaissez en bonne santé avec le sourire, la pêche. Vous êtes indépendante chez vous dans votre logement où il y a votre appartement, il y a votre maison de campagne du côté de Limoges. Pourquoi c’est important cette indépendance chez soi ?

Monique : C’est très important, parce que je ne me vois pas vieillir et être dépendant de quelqu’un si j’ai encore toute ma tête, je pense que je vais gérer ma vie toute seule ou bien avec mon mari. C’est très important.

Journaliste : Pourquoi c’est aussi important cette indépendance chez vous ?

Monique : Alors je vais vous dire qu’il est hors de question que j’ailles dans une maison de retraite.

Journaliste : Ah, vous êtes catégorique.

Monique : Je ne veux pas absolument pas. Mes enfants sont au courant. Je ne veux absolument pas aller dans une maison de retraite. Je ne me vois absolument pas vivre en communauté avec des personnes qui perdent la tête. Alors là, je crois que je resterai enfermer, ce ne serait pas possible dans ma chambre toute la journée. Alors, ce n’est pas possible.

Journaliste : Et pourquoi vous êtes mieux chez vous finalement ?

Monique : Pourquoi je vais mieux chez moi ? Parce que j’ai mes habitudes.  J’ai organisé ma vie comme ça autour de mon appartement. C’est très important d’être chez soi et d’être bien dans son cadre de vie.

Journaliste : Chez vous justement. Dans quelle pièce vous vous retrouvez le plus souvent ?

Monique : Par exemple, le soir nous avons un petit salon où nous dînons devant la télévision, il y a mon ordinateur. C’est dans cette pièce là où je suis le plus souvent.

Journaliste : Est-ce que vous êtes bien là ?

Monique : Oui, je vais bien. Mais je suis bien partout chez moi. Je suis bien dans ma chambre, dans le séjour, dans la cuisine. Je suis bien même dans ma salle de bain et je suis bien à la campagne aussi. Voilà.

Journaliste : Monique, qu’est-ce que je peux vous souhaiter de beau pour la suite ?

Monique : La fin de cette pandémie déjà. C’est tellement important, ce que je souhaite, c’est que nous puissions vivre en paix le plus longtemps possible.

Journaliste : Un grand merci à Monique pour son témoignage et puis évidemment merci également à vous les auditeurs de « Mon logement, ma vie », un programme à retrouver sur le site internet independanceroyale.com. Vous pouvez également vous abonner à ce rendez-vous depuis n’importe quelle plateforme de diffusion de podcast. A très vite pour un prochain épisode.

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