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"Mon Logement, Ma Vie" (Saison 4) - Daniel, 82 ans

Journaliste : Bienvenue dans la saison 4 de « Mon logement, ma vie ». Confinement, déconfinement depuis l’arrivée de la Covid en France. Nous allons à la rencontre des seniors pour prendre de leurs nouvelles. Un podcast à écouter sur independanceroyale.com, disponible également sur l’ensemble des plateformes de diffusion de podcast. Pour ce troisième épisode de la saison 4, nous allons à la rencontre de Daniel, 82 ans, qui vit avec son épouse dans leur maison à Ponteau de mer, c’est dans le département de l’Eure.

Journaliste : Bonjour Daniel. Merci de réponde à mes questions. C’est gentil à vous. Comment s’est déroulée pour vous cette première moitié de l’année, ces six premiers mois.

Daniel : Ca s’est très bien passé. Je veux dire que nous, en tant que retraités, on a une maison en centre-ville de Ponteau de mer, avec du terrain et de l’occupation autour. En fait finalement, le confinement on ne peut pas dire que ça ne nous est pas atteint. Ça s’est très bien passé. Le seul problème, c’est qu’on a des enfants qui habitent loin : Toulouse, Lyon. Vous voyez dans cette région-là. Le premier confinement, on est rentré plutôt que prévu de Lyon. Après c’était déconfinement, donc il fallait rentrer rapidement. Depuis, on n’a pas voyagé. C’est la seule chose qui nous échappe, si on peut dire.

Journaliste : Alors depuis le 9 juin, le déconfinement s’est de nouveau accéléré avec la réouverture des restaurants en intérieur, les cafés, les salles de sport, les piscines. Le couvre-feu, lui est passé de 19h à 23h. Qu’est-ce que vous pensez de ce retour à une vie un peu plus normale ?

Daniel : Alors, ce que j’en pense, c’est que cela ne nous concerne pas. Moi à 82 ans, pour ce qui me concerne, le couvre-feu ce n’était pas un problème. 18h ou 21h maintenant, ce n’est pas un problème. Les restaurants, j’ai une femme qui fait de la bonne cuisine. Ça ne m’a pas manqué les restaurants. Mais on aimerait bien quand même en faire à un de ses jours. C’est bien que ce soit ouvert, maintenant avec les précautions nécessaires.

Journaliste : Comment est-ce que vous l’avez-vous vécu ce 3e confinement par rapport aux deux précédents ?

Daniel : Pour nous, ça n’a eu aucune différence.

Journaliste : Ok. Vous avez 82 ans. Vous êtes considéré comme une personne à risque par les autorités sanitaires. Est-ce que ça vous inquiète ?

Daniel : Pas du tout, comme je viens de dire. J’étais ici à Ponteau de mer. Je n’étais pas seule. Tout de suite je me suis acheté un masque. Donc, je me suis protégé et ma femme aussi. Nous sommes protégés dès le début. Quand on invitait des amis, bien entendu, on se retrouvait en famille, c’était avec la distanciation sociale même dans la cuisine, dans la salle à manger. Donc, on a pris nos précautions. Bien entendu, on s’est quand on a pu, on s’est vacciné.

Journaliste : D’accord, pourquoi c’était important de se faire vacciner ?

Daniel : Pourquoi j’ai accepté de me faire vacciner ? Tout simplement pour lutter contre l’éventualité, la maladie. A notre âge, il vaut mieux, d’ailleurs on a malheureusement vu que beaucoup de seniors sont décédés. Voilà. Donc, il faut se protéger. J’étais toujours pour la vaccination, que ce soit la diphtérie et tout ce qu’on veut les vaccins. Donc, je suis tout à fait pour la vaccination. D’ailleurs, on l’aperçoit aujourd’hui qu’il y a beaucoup moins d’hospitalisés du fait qu’on se vaccine de plus en plus.

Journaliste : Et sinon dans votre famille, tout le monde va bien ? Personne n’a été malade ?

Daniel : Personne n’a été malade. Tout le monde a été correct, je veux dire tout le monde a pris les précautions nécessaires. Non, dans notre famille, il n’y avait pas, même pas les enfants, les petits-enfants. Parmi les amis, il n’y a pas eu de malade.

Journaliste : Du coup pendant tout le long des confinements, déconfinements, reconfinements, vous allez quand même pu continuer à voir votre famille, vos 4 enfants, les 5 petits-enfants, les arrières ?

Daniel : Non, lors des déconfinements, on a pu quand même nous voir. Nos enfants étant loin, ce n’est pas évident. Mais de toute façon, on a tout le matériel nécessaire pour les voir avec la vision.

Journaliste : C’est vrai !

Daniel : Alors, on ne peut pas dire qu’il y a vraiment une séparation et vous voyez comme les choses sont bien faites, grâce aux procédés modernes maintenant, on peut garder le contact et communiquer.

Journaliste : C’est difficile de se faire des bisous par vidéo quand même.

Daniel : Ah non, on s’en fait quand même. Mais on s’est fait avec la main, le salut traditionnel. Nos petits-enfants, ils nous envoient le bisou avec la main. Mais ça nous permet de les voir.

Journaliste : Evidemment. Pour l’instant dans beaucoup d’endroits, le masque reste obligatoire. Vous en pensez quoi vous ?

Daniel : Non, je pense qu’il faut le conserver. Il faut le garder tout simplement parce que c’est une précaution. Je suis vacciné. Je pourrais dire je suis vacciné mais dedans je ne risque pas grand-chose. Non, je ne mets plus le masque. Non, je garde le masque parce que je peux être porteur du Covid et peut le transmettre. Donc, il vaut mieux garder le masque.

Journaliste : Du coup, aujourd’hui Daniel, comment est-ce que vous organisez vos journées ? A quoi ça ressemble une journée type pour vous ?

Daniel : Ah, très bonne question ! La journée type pour nous : lever le matin à 6h30 pour moi, ma femme un peu tard. On déjeune. Ensuite, on va faire quelques courses il y a lieu. Comme on est handicapé tous les deux, je prends avec difficulté la voiture. Une fois je suis dedans, il n’y a aucun problème. Et on va faire les courses, on a besoin de faire. Donc, pas grand-chose de ce côté-là. On va faire avec ma femme une partie de rami, par exemple. On s’occupe. On fait des mots croisés. Voilà. Et puis avec le temps, ça me permet, malgré tout, de faire quelques plantations de fleurs, de travailler un peu, labourer un peu avec la force. En centre-ville comme je vous disais tout à l’heure d’avoir des terrains où j’ai du kiwi, des poiriers, enfin bref.

Journaliste : Vous avez sinon des hobbies, des passions ?

Daniel : Des passions, non. On est comme tout le monde. On aime les amies, on aime bien se retrouver, on aime bien être à table ensemble, voilà discuter. Quand on est 4, si on aime les cartes, moi j’aime bien faire une partie de rami et des choses comme ça.

Journaliste : Daniel, vous avez des craintes pour l’avenir, le vôtre ou celui de vos proches en raison de la pandémie et de ses répercussions et je pense notamment d’un point de vue économique ?

Daniel : Des craintes, non parce que je travaillais. Pour les enfants et les petits-enfants, ils ont tous une profession. Même dans la famille, neveux, etc., ils travaillent tous que ce soit les enfants, les petits-enfants et tous avec des situations intéressantes dans l’ensemble. Donc, je ne me ferai pas de soucis, question économique.  Vous savez la France, elle a traversé des situations dramatiques comme les guerres et la dernière que j’ai connue, entre 1939 en 1945 (j’étais gamin) mais je l’ai connu. Je vois encore les chars, les avions passés au-dessus de la Normandie. On s’en est relevé, on a fait face à la situation quand même. Quand je regarde les cours de la bourse, que l’industrie française se débrouille pas trop mal quand même. Alors c’est sûr qu’on a des dettes énormes et je ne sais pas comment on va faire. Mais enfin, ils en distribuent tellement. Non, je n’ai pas de traque.

Journaliste : Alors Daniel, vous m’avez évoqué que vous avez quelques petits pépins de santé, qui vous handicapent, vous et votre épouse. Pour autant, vous êtes indépendants chez vous dans votre logement. Pourquoi c’est important cette indépendance chez soi ?

Daniel :  Bah oui, parce que je suis indépendant même dans mon métier, j’était agent général d’assurance. J’étais donc indépendant. Avec ma femme, on a toujours travaillé ensemble d’ailleurs. Elle a travaillé avec moi et ça fait cinquante-huit ans qu’on s’est marié.

Journaliste : C’est bien.

Daniel : On a toujours travaillé ensemble. On est du même mois, d’ailleurs, le mois de Février. Moi, je suis né le jour de la Saint-Valentin et ma femme le 25 février. Tous les deux, on a fait la guerre 1939-1945. L’indépendance pour nous, c’est quand même important.

Journaliste : Chez vous, dans quelle pièce vous vous retrouvez le plus souvent finalement?

Daniel : Dans la salle à manger. La situation, si vous voulez on va dire topographique de la maison est intéressante parce qu’on a deux grandes fenêtres qui donnent sur la route. On voit les enfants passés, les gens passés. D’un autre côté, une fenêtre qui donne sur mon petit jardinet, un petit jardinet avec un kiosque, barbecue et tout et une haie qui nous sépare de la rue. On a le salon qui avec la télé, donc, on se sent bien là.

Journaliste : Donc, vous en profitez. Vous avez bien raison. En espérant que finalement tout finisse par aller mieux prochainement et que les confinements soient définitivement derrière nous. Est-ce qu’il y a des choses que vous allez refaire à nouveau que vous ne faisiez plus du fait de ?

Daniel : La première chose, c’est d’aller voir les enfants et les petits-enfants qui sont dans le sud.

Journaliste : Et vous avez prévu de faire quelque-chose un petit peu cet été ?

Daniel : Dès que la situation physique va mieux, on louera quelque chose, soit en Bretagne. Bien que, encore une fois, les enfants nous réclament, donc nous serons tentés quand même d’aller chez eux.

Journaliste : Daniel, qu’est-ce que je peux vous souhaitez pour la suite, pour vous et votre épouse et puis votre famille ?

Daniel : Souhaitez-nous une bonne santé. Qu’on soit en état de galoper, comme on dit. Qu’est-ce qu’on peut nous souhaitez, c’est ça ! De pouvoir voyager.

Journaliste : Un grand merci à Daniel pour son témoignage et puis évidemment merci à vous également auditeurs de « Mon logement, ma vie ». C’est un programme à retrouver sur le site internet independanceroyale.com. Vous pouvez également vous abonner à ce rendez-vous depuis toutes les plateformes de diffusion de podcast. A très vite pour un prochain rendez-vous.

Retrouvez tous les épisodes du podcast « Mon logement, ma vie » sur independanceroyale.com et toutes les plateformes de diffusion de podcast.

Spotify : https://open.spotify.com/show/5B53Kt9KVbRocxyB87UJlH

Deezer : https://www.deezer.com/fr/show/1157212 Podcast Addict : https://podcast.ausha.co/mon-logement-ma-vie/

Apple podcasts : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-logement-ma-vie/id1510535949

Tune in : https://tunein.com/podcasts/

Health--Wellness-Podcasts/Mon-logement-ma-vie-p1320021/

Témoignages recueillis par Jean-Baptiste Vennin

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