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"Mon Logement, Ma Vie" (Saison 4) - Claude, 74 ans

Journaliste : Bonjour à tous ! Suite de la saison 4 de « Mon logement, ma vie », confinement, déconfinement. Depuis l’arrivée de la Covid en France, vous le savez, nous allons à la rencontre des seniors pour prendre de leur nouvel. C’est un podcast à écouter sur independanceroyale.com et disponible également sur l’ensemble des plateformes de diffusion de podcast. Pour ce 7e épisode de la saison 4, nous allons à la rencontre de Claude, 74 ans qui vit dans sa maison de campagne avec son épouse, dans le département des Landes. Tous les deux attendent avec impatience de recevoir leurs petits-enfants pendant les vacances estivales.

Journaliste : Bonjour Claude et merci de répondre à mes questions. Alors comment s’est déroulée pour vous cette première moitié de l’année ? Comment se sont passés finalement ces 6 premiers mois ?

Claude : Vous savez on habite à la campagne, on est retraité. On n’a pas de contraintes donc le confinement nous, je ne veux pas dire qu’on ne l’a pas vu passer. Ça ne nous a pas perturbé ni gêné en aucune façon.

Journaliste : Ok. Alors depuis le 9 juin effectivement le déconfinement s’est de nouveau accéléré avec la réouverture des restaurants, d’intérieurs, des cafés, des salles de sports, des piscines. Le couvre-feu est désormais supprimé. Vous en pensez quoi de tout ça ?

Claude : Que c’est bien pour les autres parce que comme je vous le dis pour nous ça n’a rien changé, ça n’a pas de conséquences mais en tout cas c’est bien.

Journaliste : La fin du masque dans la rue également, vous en pensez quoi ?

Claude : Voilà, je suis partagé un peu. Je reconnais que le peu de fois que j’ai eu à le mettre, c’est gênant, donc, j’imagine que ceux qui le portent à la longueur de la journée avec 30° ça va les soulager. Après, je pense que dans la rue cela ne devrait pas poser de problème le port de masque. Il faut le maintenir à l’intérieur mais dans la rue, comme tout le monde est à 3 à 4 mètres déjà même voire plus. Alors là, je ne vois pas trop l’utilité.

Journaliste : Vous me disiez, vous avez 74 ans. Vous êtes malgré tout considéré comme une personne à risque par les Autorités sanitaires. Est-ce que cela vous inquiète ou pas plus que ça ?

Claude : Un peu, oui, mais disons qu’on va se faire vacciner demain. Jusqu’à présent si vous voulez, je n’ai pas trop insisté auprès de notre docteur. D’autant plus que sur le rappel, il n’avait que de l’Astra Zeneca, quand même on n’est pas suicidaire. Donc je vous dis qu’on ne sort pratiquement pas à part nos enfants, les enfants de ma femme, nos petits-enfants. On n’a pas reçu grand monde, donc je ne voyais pas, si je voyais d’utilité mais pas la nécessité immédiate. Là, il se trouve que c’est possible. Donc demain, on va se faire vacciner.

Journaliste : Donc demain c’est la première dose, c’est ça ?

Claude : Voilà, oui.

Journaliste : Et sinon dans la famille, tout le monde va bien ? Personne n’a été malade ou touché par la Covid ?

Claude : Non, pas du tout. On a des gendres qui sont en contact avec le public pour leur travail. Les filles encore plus, mais ils ont dû être très prudents. Comme on leur a dit, très prudent mais tout ce qu’on voit pour l’instant nous n’avons pas eu de problème.  

Journaliste : Alors vous êtes dans un département. Vous me disiez que vous étiez dans les Landes. Alors je crois savoir que c’est un département où on retrouve beaucoup le variant Delta, le fameux variant indien. Ça vous inquiète ça aussi ou pas ?

Claude : Si vous voulez, on n’est pas vraiment dans les Landes. On est complètement à l’opposé de Dax, c’est-à-dire qu’on est à 2 km du Gers si vous voyez un peu la géographie, du Gers et du Lot-et-Garonne on n’est pas sur la côte. On est quand même à 50 km de Mont-de-Marsan donc ce que j’ai pu voir hier à la télé. Ce qui leur arrive, c’est quand même à 50 km. Donc, ça ne me fait pas peur pour l’instant.

Journaliste : Comment est-ce que vous continuez justement vous me parlez de vos proches, de votre famille ? Comment est-ce que vous continuez d’échanger avec eux ? Est-ce que vous continuez à respecter les gestes barrières, la distanciation sociale ? Comment ça fonctionne ?

Claude : Non, ils sont venus. Ils viennent le week-end, mais pas tous les week-ends. On ne porte pas le masque à l’intérieur ni à l’extérieur. Je reconnais qu’on se fait une confiance mutuelle et pour vous dire qu’on n’a pas eu de soucis.

Journaliste : Du coup Claude aujourd’hui comment est-ce que vous organisez vos journées ? A quoi ça ressemble une journée type pour vous ?

Claude : C’est tout simple. On ne se lève pas trop tôt. C’est que je n’ai rien à faire, rien de spécial. Aujourd’hui, il va falloir tondre parce qu’il va faire beau mais pas tous les jours. Après, je fais les courses, je lis mon journal sur Internet. Je n’ai pas besoin d’aller me balader. Je fais beaucoup d’ordinateur. Après manger, on regarde le film tranquillement parce qu’on n’a rien d’autre à faire, puis je fais une petite sieste. Et voilà, la vie se passe comme ça tranquillement. Le soir, après les films, je reste sur l’ordi.

Journaliste : Vous faites quoi sur l’ordi ?

Claude : Je fais des jeux. Je me documente. Je regarde beaucoup de sports, parce que je suis fan de rugby. Là maintenant, je viens de trouver YouTube que je ne connaissais pas, que je n’ai pas entendu parler. Et puis là, je reconnais que je suis un peu assidu parce que j’adore l’humour et ça me permet de revoir les émissions humoristiques de ma jeunesse les grosses têtes, la classe et tout ça. Regarder les humoristes actuels aussi, bien sûr.

Journaliste : C’est bon pour le moral.

Claude : Oui, absolument. C’est vrai que ça me remonte le moral. Ça c’est sûr. Même comme il n’était pas bas le moral, je continue à regarder.

Journaliste : Claude depuis que le coronavirus est en France, est-ce que ça a changé malgré tout vos habitudes ? Est-ce qu’il y a, par exemple, des choses que faisiez avant et que vous ne faites plus, ou plus ou moins ?

Claude : Ce qu’on ne faisait pas avant, on était invité par des amis parce que j’ai tenu un restaurant pendant 25 ans ce qui nous ont permis de nous faire énormément d’amis. On allait faire des petits voyages chez l’un et chez l’autre mais ces derniers temps pas grand-chose parce que dans ma vie professionnelle. Comme on est à côté d’une station thermale, on fermait l’hiver et on a fait plusieurs fois le tour du monde. Donc maintenant, on a des petits voyages régionaux ou un peu, vous voyez ?

Journaliste : Oui

Claude : Et puis là, c’est vrai que depuis le coronavirus, on n’a pas voulu. Ça c’est sûr.

Journaliste : Vous avez des craintes pour l’avenir, le vôtre ou celui de vos proches en raison de la pandémie ?

Claude : Le mien, je n’en ai pas. J’ai déjà fait ma vie je crois avoir réussi tranquillement. Oui, j’ai des craintes pour nos enfants et nos petits-enfants.

Journaliste : D’un point de vue économique, notamment ?

Claude : Oui, économique et point de vue qualité de la vie. Je me plains sincèrement de voir tout ce qui se passe pour les petits-enfants. Pour les grands, ça ne va pas trop mal. Je regarde les actualités tous les jours. Je m’y intéresse. Je ne veux pas perdre le fil. Et il n’y a rien de bien réjouissant.

Journaliste : Claude, vous êtes (en tout cas quand je vous écoute) vous m’apparaissez en bonne santé. Vous êtes indépendant chez vous dans votre logement. Pourquoi c’est important d’être indépendant chez soi dans votre maison ?

Claude : Parce que c’est la qualité de vie. J’ai la chance d’habiter à la campagne. On a une belle maison mais avec un parc autour de la maison, le parc de chênes. Autour de la maison, il y a un lac à 200m où on peut aller marcher, on peut aller promener les chiens. Donc, ça n’a rien à avoir avec l’Ehpad.

Journaliste : Chez vous, dans quelle pièce vous vous retrouvez le plus souvent finalement ?

Claude : Dans mon bureau devant l’ordi, au salon avec la télé.

Journaliste : En espérant que finalement tout finisse par aller mieux prochainement que les confinements soient définitivement derrière nous. Quelles sont les premières choses que vous allez refaire à nouveau ?

Claude : C’est d’aller voir plus particulièrement les amis et faire des bouffes durant notre rencontre si je peux tant que ma santé et celle de ma femme le permet.

Journaliste : Ce sera ma dernière question : qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite, pour vous, votre épouse, votre famille ?

Claude : C’est d’avoir le pépin de santé et que notre qualité de vie va continuer comme ça. Pour l’instant, on a les petits bobos de notre âge, bien sûr, il faut quand même que ça dure.

Journaliste : Un très grand merci à Claude pour son témoignage et puis évidemment merci aussi à vous auditeur de « Mon logement, ma vie ». C’est un programme à retrouver sur le site internet independanceroyale.com. Vous pouvez également vous abonner à ce rendez-vous depuis toutes les plateformes de diffusion de podcast. A très vite pour un prochain épisode.

Retrouvez tous les épisodes du podcast « Mon logement, ma vie » sur independanceroyale.com et toutes les plateformes de diffusion de podcast. 

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