blog indépendance royale

Paroles d’experts

Des experts vous répondent sur le bien vivre sa dépendance et comment s’adapter aux changements de vie.

Accueil du blog > Actualités > Baromètre d'opinion de la Drees sur la dépendance des proches

Baromètre d'opinion de la Drees sur la dépendance des proches

Posté le 6 octobre 2015 dans Actualités
Facil'iti

Le Baromètre d'opinion de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) montre que, en cas de dépendance d'un de leurs proches ou d'eux-mêmes, huit personnes interrogées sur dix choisiraient le maintien à domicile et que seules deux sur dix souhaiteraient placer un proche en établissement spécialisé.

Cette adhésion massive est liée à la fois au sentiment de culpabilité exprimé par les proches contraints de recourir au placement, explique l'étude, et au coût élevé de ces institutions (environ 2200 euros par mois).

Parmi les ménages les plus aisés, le placement en établissement spécialisé est plus souvent mentionné que chez les ménages les moins riches (23% contre 14%). Plus globalement, six personnes sur dix parmi les ménages les plus aisés envisagent de déléguer la prise en charge de la dépendance d'un proche à des services extérieurs.

Pour les autres, c'est le maintien à domicile qui prévaut, avec un large éventail de solutions préconisées: un peu moins de 30% des Français indiquent qu'ils accueilleraient une personne dépendante chez eux, 30% «feraient en sorte de pouvoir s'en occuper à son domicile».

Le débat entre les maisons de retraite et le maintien à domicile est de moins en moins un débat ; le consensus est large, et les traditionnelles disparités liées aux catégories socio-professionnelles, largement atténuées.

Et pourtant…seuls 22 % des sondés se déclarent prêts à y consacrer une partie de leur revenu, préférant en laisser la responsabilité, de façon plus diffuse, à l’Etat. Comme souvent dans notre pays le consensus s’installe plus facilement dans l’idée que dans les moyens : le chemin est encore long avant que des solutions pratiques ne soient déployées.

La secrétaire d'Etat chargée des Personnes âgées et de l’autonomie, Laurence Rossignol, a annoncé, dans une interview au Parisien publiée samedi 28 février, la création début mai d'un comparateur des établissements pour personnes âgées. L’objectif est d’inciter ces derniers à la baisse des tarifs.

Il s’agit ainsi d’une véritable opération transparence. Concrètement, il sera mis en place un site internet doté  «d'un comparateur de toutes les offres des maisons de retraite", accessible sur un nouveau portail, dénommé « Pourlespersonnesagees.gouv.fr ».

Laurence Rossignol déclare que l'on y «trouvera beaucoup d'informations",  "La transparence peut contribuer à réduire les prix ». « Beaucoup d'établissements privés se sont construits, ils sont chers et ne sont pas tous occupés à 100% ».

Les différences sont importantes. Selon des chiffres cités par Le Parisien, le coût d'un hébergement en Ehpad s'élève en moyenne à 3.294 euros par mois à Paris, contre « seulement » 1.342 euros par mois dans la Meuse ou en Vendée. A cela s'ajoute la générosité plus ou moins grande des départements. Le montant de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), versée par les conseils généraux aux personnes dépendantes âgées de 60 ans et plus, varie en effet d'un territoire à un autre. Ainsi, il atteint 510 euros par mois en Seine-Saint-Denis, contre 305 euros par mois en Lozère.

Si l’initiative doit être saluée, il convient néanmoins d’être prudent, le risque est en effet que le marché soit tiré vers le moins disant. Comparer des prix sans intégrer de différences qualitatives est en effet un exercice dangereux, qui conduit les opérateurs à privilégier les solutions orientées vers le bas de gamme.

Commentaires (0)

Partagez et échangez
de commentaires

Ajouter un commentaire

Donnez votre avis
Veuillez vérifier que tous les champs soient complétés.